Après plusieurs faits divers marquants ces derniers jours, le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, a confirmé sa volonté de mettre en place un plan anti-violence à l’école dès septembre. Il recevait hier les représentants des chefs d’établissement et des parents d’élèves, ainsi que des associations d’élus pour trouver des pistes de travail avant de les soumettre à Nicolas Sarkozy, qui tranchera aujourd’hui.
«Nous avons déjà frôlé plusieurs fois la catastrophe : ce seul mois de mai, un élève a été tué, un professeur a failli mourir et un élève est entre la vie et la 不倫mort parce qu’il a reçu des coups de marteau», détaille le ministre. Des faits qui, pour d’eux d’entre eux, se sont déroulés hors d’une enceinte scolaire, l’un lors d’une rixe, l’autre lors d’un guet-apens contre un jeune. Le ministre s’appuie sur les chiffres inquiétants de son administration pour répondre aux critiques l’accusant de relancer la thématique de l’insécurité à la veille des élections européennes : «Imagine-t-on que le jeune garçon qui l’autre jour a failli à quelques centimètres près tuer un professeur l’a fait pour faire plaisir aux élections ?», a-t-il lancé. Pour contrer les réserves syndicales, il a par ailleurs présenté les résultats d’une enquête OpinionWay, réalisée à sa demande auprès de 1 047 personnes, qui montre que 64 % d’entre elles sont favorables à la fouille d’élèves suspects et 81 % à l’installation de portiques de sécurité.
Parmi l’arsenal que propose le ministre figure la création de sanctions financières contre les parents d’élèves. «On peut se poser des questions sur leur responsabilité lorsqu’un collégien arrive avec sept couteaux à l’école», note-t-il. Allusion à un incident constaté lundi 不倫dans l’Académie de Limoges, où un élève qualifié de «brillant» aurait été «collectionneur de couteaux». Dans le cas où leur enfant aurait introduit une arme dans son établissement, les parents seront sanctionnés. Les amendes, différentes d’une ponction sur les allocations familiales, viseraient les familles qui ont «définitivement démissionné». Le montant d’une amende «de 80 à 130 euros» a été testé dans le sondage Opinion Way. Environ 60 % des personnes interrogées estiment que cette proposition «va dans le bon sens». Cette sanction pourrait être prononcée par le recteur.